Comment bien faire une saignée dans un mur porteur

tranchée mur porteurVous envisagez de réaliser des travaux d’aménagement ou de rénovation dans votre appartement actuel ou dans la maison que vous venez tout juste d’acheter ? Ce genre d’opération conduit parfois à « s’attaquer » à un ou plusieurs murs porteurs. « S’attaquer » à un mur porteur ne signifie absolument pas qu’il s’agit de démolir une partie du mur à l’aveugle ; ce verbe traduit cependant parfaitement le fait qu’il s’agit d’une manipulation difficile. Elle requiert du moins un grand sens de la précision, beaucoup de précaution et du professionnalisme. Avant de faire une saignée dans un mur porteur, il convient d’étudier la situation globale de la structure de façon posée et de procéder à tous les calculs préalables nécessaires en passant par un bureau d’étude. Vous l’aurez compris : faire une saignée dans un mur relève presque de l’opération chirurgicale. Nous vous rappelons ici toutes les étapes à suivre pour faire un travail de qualité et ne pas mettre en danger la pérennité de la structure globale de votre habitat. De la pré-étude à la recomposition du mur, nous vous guidons pas à pas.

Faire une saignée dans un mur porteur : dans quel but ?

Pourquoi entreprendre d’endommager un mur essentiel pour la structure globale de votre habitat ? La raison principale qui peut vous conduire à entreprendre une saignée dans un mur concerne les circuits électriques. Vous pouvez avoir besoin de remplacer les circuits vétustes afin de respecter la norme de sécurité. Il est aussi possible que vous souhaitiez opérer une redistribution des circuits électriques pour atteindre de nouvelles prises de courant ou de nouveaux interrupteurs que vous auriez posés afin de rendre l’agencement de la pièce optimal pour vos besoins. En effet, si vous investissez un nouvel espace, la taille de vos meubles et l’agencement que vous souhaitez ne sont peut-être pas compatibles avec la position initiale des points électriques. En procédant à un réagencement du système électrique, vous aurez la possibilité de trouver votre vrai confort. L’idée est d’adapter votre espace de vie à vos envies, plutôt que de vous aligner sur une organisation préexistante. Dans ce cas, faire une saignée va consister à creuser une sorte de rigole dans le mur porteur pour y faire passer les fils. Vous pouvez aussi être amené à remplacer ou déplacer des canalisations d’eau. Cela sera notamment le cas si vous décidez de transférer la cuisine d’origine dans une pièce qui vous semble plus appropriée. Vous aurez aussi besoin de prolonger les canalisations et d’assurer l’arrivée de l’eau si vous décidez de créer une nouvelle salle de bains dans votre maison. Dans le cas des grandes familles, confrontées au problème des embouteillages matinaux pour prendre une douche, c’est une opération qui a du sens. Dans tous les cas de figure, qu’il s’agisse d’encastrer des gaines électriques ou de faire passer des conduites d’eau, l’objectif est que ces éléments soient intégrés de la façon la plus discrète possible.

Faire une saignée dans un mur : saignée horizontale ou verticale ?

Dans le domaine de la construction, on distingue deux types d’interventions : la saignée horizontale et la saignée verticale. Comment choisir le type de saignée à opérer dans un cas précis ? Ne vous inquiétez pas : vous n’aurez pas à effectuer de choix cornélien, ce sont les chiffres qui décideront pour vous ! En effet, le fait de procéder à une saignée horizontale plutôt que verticale – ou inversement – est directement lié à l’épaisseur du mur où vous souhaitez opérer la saignée. Pour une saignée horizontale, trois caractéristiques sont à déterminer avec la plus grande précision : la longueur, la largeur et la profondeur de la saignée. Dans le cas d’une saignée verticale, les données à calculer sont ramenées à deux : la longueur n’a pas d’importance.

Faire une saignée dans un mur : norme et dimensions à respecter

Pour des raisons de sécurité sur le plan constructif, faire une saignée est une opération réglementée par la loi : il existe une norme qui précise les dimensions à ne pas dépasser. Prenons un exemple concret : imaginons un mur dont l’épaisseur est de 20 cm. Pour faire une saignée horizontale, si votre configuration le permet, il faudra impérativement que la longueur de la saignée ne fasse pas plus de 1,45 mètre de longueur. La largeur sera limitée à 10,2 centimètres grand maximum et la profondeur à 17,5 millimètres environ. Pour connaître la norme que doit respecter votre saignée en fonction de l’épaisseur de votre mur, vous pouvez prendre ces chiffres pour base : en faisant de simples calculs croisés, vous déterminerez les caractéristiques maximales possibles dans le cas précis de votre mur. Pour faire une saignée verticale, le calcul prend une autre forme : dans le cas d’un mur d’une épaisseur de 20 cm toujours, la profondeur de la saignée verticale ne devra pas excéder 71 mm, tandis que sa largeur devra être limitée à 17,7 mm environ. Mais il faudra également, pour faire une saignée dans les règles, que cette dernière ne mesure pas plus d’un tiers de la hauteur du mur ! Dans tous les cas, prendre l’avis d’un architecte ou d’un bureau d’étude est un réflexe à avoir avant de commencer toute opération.

Faire une saignée selon le type de mur

Le travail ne sera pas le même selon la nature du mur sur lequel vous vous apprêtez à intervenir. Faire une saignée dans un mur en briques n’est pas du tout le même exercice que faire une saignée dans un mur en béton par exemple. Voici les situations qu’il faut bien identifier :

  • Faire une saignée dans du béton : c’est le cas le plus délicat. Les saignées horizontales sont proscrites sur ce type de mur car elles pourraient mettre en danger toute l’armature. Il peut être relativement difficile de trouver un professionnel acceptant de travailler sur du béton, plus friable que les autres matériaux. En général, on recommandera d’éviter de toucher au mur porteur : on préférera appliquer un cache avec une gaine extérieure pour les nouveaux circuits électriques.
  • Faire une saignée dans de la brique : ici, on ne pourra faire une saignée que dans le sens vertical et on travaillera uniquement au niveau des jonctions entre les briques. C’est la norme juridique qui établit ces obligations, toujours pour des raisons de sécurité optimale.
  • Faire une saignée dans du placoplâtre : en respectant les dimensions maximales autorisées, il est très facile de creuser un mur porteur recouvert de placoplâtre et d’y encastrer gaines et petits tuyaux. Cela a une conséquence sur le devis : le tarif proposé pour effectuer le travail est en général plus bas. Par ailleurs, le placo est une surface sur laquelle il est facile de dessiner et de poser des lattes pour couper droit.
  • Faire une saignée dans de la pierre : c’est le cas de figure qui demandera le plus grand effort physique, en raison de la rigidité du matériau. Le devis soumis par les professionnels prennent cette donnée en compte. Le prix augmente. Ici, il est hautement recommandé de travailler avec une rainureuse pour effectuer une coupe plus directe et plus nette et réduire ainsi les déchets produits, à savoir la poussière et les gravats.
  • Faire une saignée dans du parpaing : on retrouve ici des contraintes assez similaires à celles du béton. Dans la très grande majorité des cas, on n’intervient pas sur un mur porteur en parpaing, en raison de la difficulté de la manœuvre et des risques encourus par le reste de l’édifice.

Les tarifs conventionnels

Vous l’aurez compris, le prix facturé pour une saignée dans un mur porteur dépendra directement du matériau sur lequel il s’agit de travailler. Ce prix ne tient pas compte du coût de l’intervention d’un bureau d’étude ou d’un architecte. En général, un bon professionnel peut facturer entre 150 et 200 euros, en fonction de la difficulté de l’opération. Ce prix inclut la phase de préparation du mur et les opérations dites de « nettoyage en gros ». Cela comprend notamment l’évacuation des gravats qui auront pu s’écouler.

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