Norme PMR pour les ERP : main courante et monte-escalier

main courante PMR ERP

Depuis que les établissements recevant du public (ERP) doivent être accessibles aux handicapés et aux personnes à mobilioté réduite, il est obligatoire que leurs structures répondent aux exigences réglementaires pour le confort de ces personnes. Pour la mise en conformité de ces établissements, il faut respecter différents points, notamment en ce qui concerne les mains courantes et les montes escaliers.

Qu’est-ce qu’un ERP ?

Suivant l’article R123-2 du Code de la Construction et de l’Habitation du droit français, l’ERP ou Etablissement recevant du Public désigne tous les endroits publics ou privés servant pour recevoir des personnes extérieures comme des clients ou des usagers, quel que soit le type d’accès proposé aux utilisateurs. Les occupants de ces lieux, notamment les employés, qu’ils soient fonctionnaires ou salariés de droit privé, se doivent également d’être protégés par les règlements liés à la santé et à la sécurité du travail. Selon la loi handicap sortie du 11 février 2005, les conditions d’accès des individus handicapés dans les ERP doivent être identiques à celles des personnes valides. A minima, les établissements concernés doivent offrir au moins une qualité d’utilisation équivalente. L’accessibilité de ces ERP concerne l’utilisation des marches à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments.

Les ERP regroupent les établissements comme :

  • les commerces,
  • les bureaux,
  • les hôtels,
  • les restaurants, cafés, brasseries, cantines
  • les administrations,
  • les salles de conférence,
  • les bibliothèques,
  • les salles d’exposition, à partir de 50 mètres carrés
  • les salles et lieux de spectacle,
  • les salles de réunion
  • les lieux dédiés aux cultes

Les ERP sont catégorisés suivant les types de l’établissement ainsi que les effectifs du public considérés, qui peuvent être évalués en fonction de la superficie dédiée au public, du nombre maximum de pseronnes accueillies, ou du nombre de places assises proposées.

La norme PMR, comme son appellation l’indique, concerne exclusivement les personnes à mobilité réduite, que ce sont des handicapés, auditifs, visuels ou moteurs. Elle a été établie afin de mettre en sécurité ces publics, et qu’ils puissent circuler de la façon la plus autonome possible, atteindre facilement les locaux sans aucune aide et utiliser sans problème les équipements à l’instar des personnes valides.

La normalisation d’une main courante handicapé pour ERP

La main courante sert à assurer la sécurité et le confort, comme les garde-corps sauf qu’elle est installée sur le mur intérieur. Dénommé également rampes dans un escalier, cet élément sert de guide pour permettre d’éviter la chute des personnes qui ont des difficultés à se déplacer, notamment les personnes à mobilité réduite, les non-voyants ou encore les malvoyants. Il est possible d’installer la main courante même après la pose de l’escalier. Pour leur mise en place des réglementations sont à suivre scrupuleusement, puisqu’une main courante trop en pente ou trop longue pourrait devenir un danger pour tous les utilisateurs.

On peut distinguer deux catégories de rampes : les rampes amovibles et les rampes fixes. Les dernières font partie intégrante de la construction (dès l’origine) , mais elles peuvent également être installées plus tard, à l’ocassion d’une rénovation ou de travaux de mise en accessibilité. Elles ne présentent pas de vide latéral, d’où l’importance de l’installation de chasse-roues afin de prévenir les chute. Les rampes amovibles, quant à elles, sont des dispositifs rétractables par alimentation électrique (par commande à distance) ou manuellement. Elles sont stables et assorties d’un dispositif permettant aux PMR de signaler leur présence (sonnette, etc.) et de demander la mise en place de la rampe amovible.

Les normes de mains courantes ERP diffèrent de celles des maisons individuelles. Elles doivent répondre à la norme NFP 01-012, en se soumettant à de nombreux critères. Tout d’abord, pour permettre de se croiser, les escaliers doivent mesurer au minimum à hauteur des épaules et posséder une largeur identique aux autres circulations. Elles doivent également pouvoir supporter un minimum de charge de 300 kg.

Si les mains courantes ne servent pas à rallonger le garde-corps, elles se situeront à une hauteur comprise entre 80 cm et 1 mètre, cette hauteur étant à mesurer à la verticale du nez de marche. Lorsque c’est possible, la main courant doit assurer une continuité de guidage, y compris sur les paliers de repos qui doivent être situés tous les 10 m.

le nez de marche est le dépassement (d’une largeur entre 2,5 à 5 cm) situé à l’avant de la marche, généralement en saillie par rapport à la contremarche, installée en dessous. En angle droit, arrondi ou biseauté, cette partie est essentielle pour le guidage, et doit être distincte de visu par rapport aux autres éléments de l’escalier, en pplus d’être solide face à l’usure. Le nez de marche assure la bonne attaque de chaque marche, donc il ne peut pas être glissant. On distingue deux types de nez de marche : antidérapant et lumineux. Le modèle antidérapant offre une meilleure adhérence du pied grâce à ses éléments composants, et la fluorescence de l’autre modèle permet de fournir un balisage en bande LED servant de guide pour les PMR.

La réglementation exige la continuité, la rigidité et l’excellente prise en main de la rampe d’escalier.

La normalisation d’un monte-escalier handicapé pour ERP

Les établissements recevant du public (ERP) présentent parfois des problèmes d’accès aux niveaux intermédiaires, alors qu’ils doivent permettre à toute personne de passer librement, y compris aux personnes circulant en fauteuil roulant. Pour assurer une meilleure accessibilité aux étages dans ces endroits, les élévateurs de personnes ou montes escaliers s’annoncent comme une solution parfaite. Ils s’adaptent à toutes les exigences techniques et à tous les types d’escaliers.

C’est un système qui doit être très simple à utiliser, mais qui nécessite parfois l’aide d’un agent pour êtr eutilisé. Il est constitué d’une plateforme mobile, se déplaçant sur des rails, dont l’accès est protégé une barrière ou un garde-corps. Un dispositif de commande est installé à chaque palier afin de faire venir le monte escalier. Il est également assorti parfois d’une télécommande et toujours d’un système de sécurité incluant un bouton d’arrêt d’urgence.

Robustes et faits avec des éléments nobles (verre, inox, acier), ces dispositifs doivent répondre essentiellement aux exigences soumises de la Directive « Machines 2006/42CE » et suivant la « norme EN 81-41 » pour être facilement utilisables. Afin d’optimiser son utilisation, le monte-escalier doit disposer de commandes en double lecture, dont l’une est en braille, dédiée aux handicapés visuels. Il offre la possibilité d’éviter les chutes accidentelles grâce à des boutons d’arrêt d’urgence, des alarmes sonores et lumineuses. Evidemment il existe d’autres alternatives à cet appareil, comme les petits ascenseurs privatifs, les fauteuils roulants élévateurs ou la chaise élévatrice.

L’importance d’une bande podotactile

Pour les personnes atteintes d’une déficience visuelle, il est nécessaire d’installer un élément qui permet de leur signaler un obstacle comme un escalier ou une marche : une bande podotactile. En pratique, une bande podotactile, ou bande d’éveil de vigilance, est une surface dotée d’une texture particulière, différente du sol, pour être facilement identifiable au toucher ou par la canne. On en trouve dans différents endroits publics pour avertir les personnes handicapées de la présence d’un danger.

Les bandes podotactiles visent à aider les personnes malvoyantes et aveugles, durant leurs déplacements aussi bien dans les établissements recevant du public (ERP) comme dans la rue. Pour qu’elles soient aux normes, il faut également prévoir un contraste visuel entre le sol et les clous. Les bandes sont placées en parallèle aux marches qui serviront de repère. Un espace de 50 cm avec une tolérance d’environ 2 cm, définit le point de freinage. C’est la distance entre la fin de la bande podotactile où la personne concernée doit s’arrêter et l’obstacle potentiel. La largeur standard de ce dispositif pour des ERP est de 40 cm.

Respectant la norme française NF P 98-351, les clous podotactiles ne doivent pas être glissants, quelles que soient les conditions météo.

A qui faire appel pour la pose d’une main courante dans votre ERP ?

La pose d’une main courante nécessite une connaissance approfondie des normes en vigueur et de leur évolution. Les labels Handibat ou Pros de l’accessibilité vous garantissent que le professionnel qui va intervenir a une bonne connaissance des contraintes à respecter. Rares sont les entreprises qui comme Acorus ont des équipes qui ont cette double certification.

L’autre difficulté de ce type d’intervention est que lors d’une adaptation, l’établissement reste ouvert au public ou à ses usagers. Le travail se fait donc en site occupé, sans perturber la vie des occupants de l’ERP. Là encore, l’intervention en site occupé est la spécialité des équipes d’Acorus.

En savoir plus sur notre savoir-faire en matière d’adaptation PMR.

salle de bain douche adaptée

chambre PMR

Chambre PMR

Depuis de nombreuses années à présent, la Loi impose aux établissements recevant du public – ou ERP – et disposant de locaux d’hébergement de disposer d’espaces accessibles aux personnes à mobilité réduite ou souffrant de handicap.

WC handicapes PMR

WC accessibles

WC PMR

Afin d’assurer à tout un chacun l’accès facile aux toilettes, la Loi exige auprès des établissements et entreprises qui accueillent du public, d’installer des sanitaires pour les personnes à mobilité réduite ou PMR.

lavabo pmr

plomberie

Hauteur lavabo PMR

La salle de bain – ou la salle d’eau- est un espace indispensable dans tous les bâtiments modernes, habitations ou établissements recevant du public (ERP). Un des éléments clés qui y figurent est le lavabo PMR.